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| Agriculture
Le secteur primaire associe cultures
(60 % de la valeur de la production)
et élevage (40 %). Il est important
pour la Région puisqu'il représente
près de 10 % des emplois (la
moyenne française étant
de 6,8 %) pour 10,2 % du produit intérieur
brut (PIB).
La Bourgogne connaît une forte
chute du secteur agricole et 6 % des
exploitations disparaissent chaque
année. Une bonne part des cultures
est composée de productions
céréalières ;
la région fournit ainsi 850
000 tonnes d'orge (3ème rang
national), 260 000 tonnes de colza
(3ème rang) et 1 800 000 tonnes
de blé. |
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Cependant,
c'est pour son vignoble
(28 178 ha) que la région
est la plus réputée.
Les principaux cépages
sont le bourgogne-aligoté,
le chardonnay pour les blancs,
le pinot noir pour les rouges.
La Bourgogne produit 1 400 000
hl de vins de qualité (97
% sont d’appellation d’origine
contrôlée, AOC),
ce qui représente 30 %
de la production agricole totale
de la région (et en Côte-d’Or
50 %) ; 15 % des exploitants
agricoles s’y consacrent.
La Région possède
des grands crus, célèbres
dans le monde entier : Côte
de Nuits (Clos-de-Vougeot, Gevrey-Chambertin,
Nuits-Saint-Georges, etc.) et
Côte de Beaune (Aloxe-Corton,
Pommard, Meursault, Puligny et
Chassagne-Montrachet, Santenay,
etc.), mais la Région a
aussi de vastes vignobles dans
la côte chalonnaise et dans
le Mâconnais. |
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Plus au nord, se trouvent également
les vignobles des coteaux de l'Auxerrois,
du Chablis et du Crémant de
Bourgogne.
À l'est, sur les rives de la
Loire, se trouve encore le petit vignoble
de Pouilly. Chaque année se
déroule aux Hospices de Beaune
une célèbre vente aux
enchères de vins de Bourgogne.
Ces pays de vignobles sont incontestablement
les régions agricoles les plus
vivantes en Bourgogne.
L'élevage est lui aussi important,
puisque la Région arrive au
5ème rang national (11 % du
cheptel national pour son troupeau
bovin, avec 1 400 000 têtes). |
La race à
robe blanche du Charolais est
particulièrement réputée
pour la qualité de sa
viande. Une opposition nette
de paysage se fait sentir entre
les pays d'embouche à
caractère bocager (Auxois,
Bazois, Nivernais, Charolais)
et les plateaux céréaliers.
Les cultures maraîchères
sont localement présentes,
autour de Chalon-sur-Saône,
au sud d'Auxonne, au nord d'Auxerre
et au nord-est de Joigny principalement. |
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Les ressources du sous-sol ont
été importantes dans
la Région avec l'exploitation
du bassin houiller de Blanzy ; on
extrait des hydrocarbures à
Gisy-les-Nobles, de la fluorine sur
plusieurs sites du Morvan, du kaolin
entre la Loire et l'Allier (nord de
la Sologne bourbonnaise), et de l'uranium
à Vaussègre-Grandy et
aux Jalerys (usine de concentration
à Gueugnon). Deux centrales
thermiques sont implantées
dans la région, l'une à
Lucie au sud du Creusot et l'autre
à Chalon-sur-Saône, et
une petite centrale hydroélectrique
complète le barrage de Pannesière-Chaumard
dans le Morvan.
Industrie
Le secteur secondaire reste important
avec 24,8 % des actifs régionaux
(France : 22,9 %), malgré les
nombreuses pertes d'emplois des activités
traditionnelles de l'extraction minière
et de la sidérurgie (Le Creusot,
Montceau-les-Mines). L'activité
industrielle s'est en effet fortement
transformée, avec la quasi-disparition
des activités héritées
du XIXème siècle (Le
Creusot a été le site
historique de l'entreprise Schneider)
et, par exemple, le drame qu’a
constitué pour la région
la disparition du groupe Creusot-Loire.
Les quelques activités métallurgiques
restantes (Montbard, Imphy, Gueugnon)
sont en diminution d'effectifs constante.
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Les restructurations
ont touché également
le secteur de l'agroalimentaire
(très spécialisé
autour de Dijon dans la production
de moutarde — société
Amora, première entreprise
dijonnaise —, d'escargots
et de liqueurs de fruits rouges,
spécialités réputées),
de l'habillement (Dim à
Autun), de la chimie, affectant
les villes d'Auxerre ou Montbard,
la région dijonnaise et
la Bresse.
En revanche, la sous-traitance
et, surtout, la plasturgie, soutenue
par des centres techniques et
des pôles de formation dans
le Sénonais, notamment,
et en Saône-et-Loire (Chalon,
Le Creusot, la Bresse), résistent
bien dans ce contexte de dévitalisation
continue du tissu industriel régional.
À Chalon-sur-Saône,
il a été décidé
de mieux utiliser l'expérience
de la ville dans le domaine de
la photographie (ville natale
de Nicéphore Niépce,
la société Kodak
y emploie 3 000 salariés
et des activités parallèles
comme la verrerie s'y développent)
et d'y créer une «vallée
de l'image». Le secteur
pharmaceutique est important à
Dijon (Synthélabo) et à
Chalon-sur-Saône. |
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Services
Le secteur tertiaire est encore sous-représenté
dans la Région, avec 58,3 % des
actifs (France : 63,1 %). Son rôle
traditionnel de carrefour s'est estompé
avec les tracés adoptés
pour l'autoroute Paris-Lyon et pour
le TGV, qui laissent la capitale régionale
à l'écart, ne lui permettant
pas de jouer tout à fait son
rôle. Cependant, cette vocation
de point de rencontre nord-sud est toujours
présente, comme l'atteste l'organisation
régulière de sommets franco-allemands
dans la région (Beaune ; Dijon
en 1996).
Le secteur de l'enseignement supérieur
n'est développé dans la
région qu'à Dijon, et
souvent en rapport avec la viticulture
et l'agroalimentaire, domaines économiques
essentiels. Ainsi, outre l'université
de Dijon, la capitale possède
une École nationale supérieure
de biologie appliquée à
la nutrition et l'alimentation (ENSBANA),
et deux écoles d'ingénieurs
spécialisées dans les
sciences agronomiques. L'université
a elle-même renforcé l'offre
de formation viticole et vinicole en
ouvrant un institut universitaire de
la vigne et du vin. En dehors de la
Côte-d'Or, seul Le Creusot dispose
d'un IUT. |
| La principale activité
tertiaire est en fait le tourisme,
actif dans cette région
aux atouts culturels, historiques
et gastronomiques. En effet, on
peut y visiter de nombreux et
remarquables sites historiques
comme l'abbaye de Fontenay (seule
grande abbaye bourguignonne bien
conservée, contrairement
à Cluny ou Cîteaux)
et la basilique de Vézelay,
le palais des ducs de Dijon, dont
le musée renferme de nombreuses
œuvres d'art remarquables,
les Hospices de Beaune (abritant
l'admirable polyptyque du Jugement
dernier peint par Van der Weyden)
ou encore les majestueuses cathédrales
d'Autun, d’Auxerre et de
Sens. |
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Aspect plus récent, la
mise en valeur du patrimoine industriel,
en particulier au Creusot avec l'Écomusée
ou encore dans la Nièvre, favorise
une fréquentation touristique
diffuse. Le tourisme fluvial est lui
aussi important, grâce au riche
réseau de canaux hérités
du XVIIIe siècle. La Bourgogne
bénéficie également
de sites naturels intéressants
dont le parc naturel régional
du Morvan et ses lacs sont particulièrement
appréciés des promeneurs.
Depuis les septennats de François
Mitterrand, dont le bastion politique
a toujours été la Nièvre,
la roche de Solutré ou le musée
du Septennat de Château-Chinon
(qui rassemble les cadeaux faits au
président) et son annexe de
Clamecy sont eux aussi devenus des
lieux de curiosité. La gastronomie
constitue pour le tourisme bourguignon
un facteur attractif supplémentaire
(qualité des vins, fromages,
viandes, spécialités
diverses, etc.).
Transports
Le réseau routier et ferroviaire
est important dans la région.
Son axe de base est l'autoroute Paris-Lyon,
qui dessert Beaune et non Dijon, même
si celle-ci y est reliée par
deux bretelles autoroutières.
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Elle est doublée
par rail d'une ligne TGV ouverte
depuis 1981 qui, là encore,
dessert Dijon de façon
annexe, l'arrêt sur la ligne
directe Paris-Lyon étant
Mâcon. Une autoroute relie
également Dijon à
Nancy et, au-delà, aux
pays d'Europe du Nord, tandis
qu'une autre autoroute relie Beaune
à Besançon, Mulhouse
et l'Allemagne. |
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| Au nord de la Région,
la liaison par l'autoroute A 5 entre
Paris et Troyes (ouverte en décembre
1994) permet un renforcement du développement
du triangle Sens-Troyes-Auxerre, zone
d'expansion de la région parisienne.
La construction d'une rocade de contournement
de Dijon est toujours en discussion
et le projet d'ouverture d'un canal
à grand gabarit Rhin-Rhône
a été remis en cause
en 1997 par le ministre de l'Aménagement
du territoire, Dominique Voynet. L'absence
d'aéroport dans la région
est un handicap notable pour le développement
régional.
Superficie : 31 582 km² ; population
(1999) : 1 610 067 habitants.
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