Le territoire du
département de la Nièvre
connut un important peuplement
dès l'époque paléolithique.
Il était habité
avant la conquête romaine
par trois tribus : les Berruyers,
les Serions et surtout les Eduens
qui avaient établi leur
capitale, Bibracte, sur les hauteurs
du mont Beuvray. Alliés
des Romains, ils prirent part
cependant à la révolte
nationale celte en 52 avant J.-C.,
puis firent leur soumission.
Le christianisme fut introduit
dès le IIème siècle.
Au Vème siècle,
le Nivernais fut incorporé
au royaume des Burgondes, puis
fut rattaché au royaume
franc. |
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Au VIème siècle
fut créé l'évêché
de Nevers, et au IXème siècle
le comté de Nevers.
Devenu bientôt héréditaire,
celui-ci appartint à diverses
maisons féodales (Courtenay,
Donzy, Châtillon, Flandre, Bourgogne).
Situé entre les provinces fidèles
au roi de France et la Bourgogne,
le Nivernais connut des heures critiques
au cours de la guerre de Cent ans.
Jeanne
d'Arc s'empara de St-Pierre-le-Moûtier,
mais échoua devant la
Charité-sur-Loire.
Le comté fut transmis aux Clèves
en 1505, érigé en duché
en 1538, transmis aux Gonzague en
1565, et connut alors son âge
d'or. En 1659, Charles II de Gonzague,
duc de Mantoue, vendit le Nivernais
(et le Donziais) au cardinal Mazarin
et sa famille, les Mancini, qui le
détint jusqu'à la Révolution.
Lors du coup d'Etat du 2 décembre
1851, eurent lieu quelques insurrections
contre la prise de pouvoir par le
prince Louis-Napoléon.
La Nièvre participa activement
à la Résistance.
Deux Nivernaises devinrent reines
de Pologne au XVIIème siècle
: Louise-Marie de Gonzague, épouse
de Ladislas puis de Jean-Casimir Jagellon,
et Marie-Casimire de La Grange d'Arquian,
épouse de Jean Sobieski.
Patrie de Guy Coquille, Adam Billault,
Claude Tillier, Maurice
Genevoix. |