L'occupation de
la Nièvre par l'homme paléolithique
est attestée par la découverte
de nombreux objets (silex taillés,
poteries, pierres gravées).
Le site de Chevresse témoigne
de la civilisation mégalithique,
les vestiges de l'oppidum de Bibracte,
de la civilisation éduenne.
Les nombreuses traces de voies
romaines, les ruines de Cosne,
Entrains, Alligny-Cosne, Arleuf,
Compierre attestent la culture
romaine en Nivernais.
L'art religieux a doté
la région de belles églises
romanes : Béard, Jailly,
Jaugenay, St-Parize-le-Châtel,
St-Agnan-de-Cosne, Mars- |
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sur-Allier, St-Révérien,
St-Pierre-le-Moûtier et surtout
la Charité-sur-Loire ; à
l'art gothique se rattachent les églises
de St-Amand-en-Puisaye, Premery, Surgy,
St-Père, Corbigny, Challement,
Varzy, St-Saulge, en partie la cathédrale
de Nevers et la collégiale
de Clamecy. Les troubles féodaux
et la guerre de Cent ans ont eu pour
conséquence l'édification
de très nombreux châteaux
forts ou de maisons fortes.
Les châteaux de la Motte-Josserand,
Meauce, Chevenon, les ruines de Rosemont,
Passy-les-Tours, Bazoches, les ruines
de Champdioux, Vandenesse, Giry, appartiennent
à ce système défensif
; avec le retour de la paix, l'influence
italienne se fît sentir : le
palais ducal de Nevers en est le plus
parfait exemple, à côté
des châteaux de la Motte-Farchat,
Dornes, les Granges et St-Amand-en-Puisaye;
certains châteaux féodaux
reçurent de profonds remaniements
: du XVIIème et du XVIIIème
siècles date la construction
ou la reconstruction des châteaux
de Chassy, Vésigneux, Quincize,
la Roche et la résidence des
évêques à Urzy.
Nevers s'inscrit comme ville d'art
avec ses beaux quartiers anciens,
les restes de ses anciennes fortifications,
une cathédrale, des églises
romanes, gothiques ou baroques, des
hôtels particuliers et des maisons
à colombage.
L'artisanat de la faïence et
de la poterie connaît un renouveau
intéressant. La Nièvre
possède des musées originaux
(musées de la mine, des mariniers
de la Loire, de la faïence, de
la poterie, du flottage du bois, des
arts et traditions populaires) et
d'actives sociétés savantes
(notamment la Camosine avec son réseau
de chercheurs et ses remarquables
publications périodiques).
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